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    Classifications et catégories en psychiatrie : enjeux éthiques


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    La classification des troubles psychiques habite la psychiatrie depuis sa naissance. Ce projet classificatoire, échappant à toute forme stabilisée, trace une genèse réciproque et passionnante dans laquelle la psychiatrie se définit conjointement à son objet d’étude.

    Les difficultés d’un projet catégoriel en psychiatrie sont multiples. Le symptôme apparaît rapidement dans la fragilité de l’intersubjectivité et de la culture où il se livre. Par ailleurs, différents acteurs participent aux processus d’élaboration des catégories cliniques.

    Surgit alors un questionnement sur la nature et la signification de ce qui se manifeste : maladie, manifestation de l’être, adaptation aux contraintes familiales, sociétales… Comment poser les limites externes du champ de cette volonté organisatrice ? Jusqu’où et comment la souffrance psychique et le malheur de l’Homme concernent-ils la psychiatrie ?

    Aussi, nous voulons interroger les usages de ces classifications, leur nécessité, leur légitimité, leur articulation avec la pratique clinique et leurs effets sur le vécu et l’existence des personnes confrontées au dispositif psychiatrique.

    Nous voulons également avoir des regards croisés « non médicaux » sur les catégories, sur leur refus ou leur réappropriation, sur la manière dont de nouvelles catégories émergent avec d’autres perspectives thérapeutiques.

    La vocation de cet ouvrage est de proposer une réflexion multidisciplinaire sur la question de la classification et des catégories en psychiatrie, en suivant pour fil conducteur l’éthique médicale.




    Dernière Date de mise à jour : 06-12-2016

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    L’humanitaire à l’épreuve de l’éthique


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    La "fin" humanitaire justifie-t-elle tous les "moyens" ? Le Professeur Mattei, qui a dirigé pendant près de 10 ans une des plus importantes organisations humanitaire au monde, revient ici à ce qui fait sens dans l’action humanitaire. Son cadre est en perpétuelle mutation, de nouvelles puissances émergent et, sur le terrain, les humanitaires occidentaux se trouvent confrontés à de profonds changements. Les Etats qui bénéficiaient de l’aide humanitaire affirment leur souveraineté et veulent mettre un terme aux derniers signes d’un néocolonialisme révolu en assumant eux-mêmes l’aide à leurs populations. Les frontières reprennent tous leurs droits mettant un terme à la doctrine du sans-frontièrisme ! Désormais, nombres d’ONG du sud peuvent afficher de solides compétences et se prévaloir de réels succès. L’Occident n’est plus la seule référence. Pour l’ancien ministre, il s’agit de tracer les perspectives d’un nouveau chemin pour construire la future unité de l’action humanitaire. L’analyse des grandes catastrophes comme le tsunami du sud-est asiatique (2004) ou le tremblement de terre en Haïti (2010) permet de faire évoluer les analyses et les pratiques. Ce livre est un appel pour que l’humanitaire se réfère à l’éthique car c’est l’éthique qui fera entrer l’humanitaire dans la modernité et il est grand temps de placer la victime au centre de toutes les actions qui s’engagent pour elle en respectant sa pleine autonomie. Nelson Mandela ne disait rien d’autre : "Tout ce qui est fait pour moi sans moi est fait contre moi".




    Dernière Date de mise à jour : 13-01-2015

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    Liberté et contraintes en psychiatrie : enjeux éthiques


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    La thématique « Liberté et contrainte » touche à l’essence même de la psychiatrie. Historiquement, elle est indissociable de la notion d’espace que la société se donne pour soigner.

    Cette thématique touche aussi à l’essence même de la maladie et au projet simplement humain du patient, celle d’une quête de sa liberté intérieure entravée par les troubles psychopathologiques.

    Cette question est importante parce que les réponses apportées en termes de soin conditionnent le degré de liberté et de contrainte du patient et le regard de la société sur les malades, leurs proches et ceux qui les prennent en charge.

    Née dans la contrainte de l’asile, l’histoire de la psychiatrie est émaillée par la suite de tentatives d’émancipation pour avoir plus de liberté dans les soins.

    L’ouverture des hôpitaux vers la cité, qui s’est opérée progressivement dans la deuxième partie du vingtième siècle, a-t-elle supprimé la contrainte et les problèmes qu’elle pose ? Contrainte symbolique qui structure et resocialise, ou contrainte réelle non légitimée par des considérations thérapeutiques qui écrasent les potentialités de chacun ? Depuis les années quatre-vingt-dix, la psychiatrie a été confrontée à de nouvelles exigences, liées à des changements dans la conception de la maladie et du soin, à la promotion de l’individu citoyen et l’extension de la sphère du droit, aux restrictions budgétaires.

    Quelles sont les formes actuelles de la contrainte en psychiatrie et ses conséquences en termes de liberté et d’autonomisation pour les patients, leur entourage et les soignants ?

    Quels sont les enjeux éthiques soulevés par les récentes évolutions législatives et sociétales qui interrogent, voire percutent ces notions ?

    L’objectif de cet ouvrage est de proposer une réflexion sur la question de la liberté et de la contrainte à travers une approche pluridisciplinaire du soin psychiatrique.




    Dernière Date de mise à jour : 13-01-2015

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    le gouvernement des émotions


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    couverture

    Polémiques, faits divers, téléréalité… Partout, c’est l’émotion qui triomphe. Le pouvoir médiatique fait vibrer la corde sensible au rythme de stimulations sonores et visuelles qui produisent une véritable fièvre émotionnelle. Le pouvoir politique joue sur les mêmes ressorts.

    S’il est vrai que l’émotion est le cheval de Troie de la manipulation, cette débauche d’incitations à adhérer plutôt qu’à réfléchir soulève des enjeux éthiques majeurs. Car, quand nos émotions sont dévoyées, ce sont nos jugements de valeur qui se trouvent pervertis. Sommes-nous désormais voués à être gouvernés par les émotions ? De quelles ressources intérieures disposons-nous face à ce tapage ?

    Pierre Le Coz plaide en faveur d’un rationalisme critique qui mette à jour les rouages des stratégies manipulatrices. Avec cet essai, il apporte une réflexion salutaire pour déjouer les oppositions simplistes et restaurer la complexité des débats de société.




    Dernière Date de mise à jour : 05-11-2014

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    Questions d’éthique biomédicale


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    On retrouvera l’ensemble des conférences dans Le livre Questions d’Ethique Biomédicale. Cet ouvrage dirigé par Jean-François Mattei avec la collaboration de Jean-robert Harlé, Pierre Le Coz et Perrine Malzac est un bon support pour appréhender les différents concepts de l’éthique biomédicale

    " Science sans conscience n’est que ruine de l’âme " écrivait déjà Rabelais... Il est vrai que la fascinante évolution des disciplines médicales ces 30 dernières années, principalement liée aux extraordinaires progrès technologiques récemment accomplis, nous oblige à repenser certaines questions cruciales concernant l’homme et sa conduite. C’est le but que se sont fixé Jean-François Mattei et ses collaborateurs en rédigeant cet ouvrage. La relation de soins qui s’établit entre le médecin et son patient se doit de respecter des règles comme celles de l’information, du consentement éclairé ou du secret médical. Mais elle doit également considérer, dans sa finalité, la personne et sa demande particulière : en situation comparable, les demandes peuvent être radicalement différentes. Les décisions ne s’imposent alors plus d’elles-mêmes. Les principes d’éthique, se fondant sur le respect de l’autonomie et de la dignité humaine, tentent de guider le médecin dans sa pratique, depuis l’assistance médicale à la procréation jusqu’à l’accompagnement de fin de vie. Mais que dire de l’expérimentation humaine, du clonage reproductif ou de la recherche sur les cellules souches Dans ces domaines également, les positions peuvent diverger et le questionnement éthique se fait prégnant. Fruit de l’exceptionnelle expérience des auteurs, ce livre à vocation pédagogique entend apporter sa contribution au débat de société actuel qu’est l’éthique biomédicale.




    Dernière Date de mise à jour : 18-12-2013

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    La recherche sur les cellules souches. Quels enjeux pour l’Europe ?


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    Cet ouvrage paru en 2013 est l’œuvre de Maître Annagrazia Altavilla, Maître de conférences associé à l’Espace Ethique Méditerranéen de l’Université d’Aix-Marseille.

    Préface du Professeur J.F. Mattei, , ancien Ministre de la santé, professeur émérite à l’Université d’Aix-Marseille

    Postface du professeur Adriana CECI de l’Université de Bari (Italie), ancienne députée européenne.

    Dans le secret de nos organes, les cellules souches, véritable « fontaine de jouvence », régénèrent régulièrement nos tissus tout au long de la vie. Les enjeux liés à l’utilisation de ces cellules sur un plan scientifique, éthique, juridique, économique et de société sont nombreux. Ces cellules ont-elles aussi pu être les « progéniteurs » d’un nouveau modèle de gouvernance visant à l’adoption de normes en matière de bioéthique et de biomédecine ? Peuvent-elles avoir contribué à un processus d’ « européisation » d’un domaine aussi sensible que celui des Sciences de la Vie ? S’inscrivant dans une perspective comparative, pluridisciplinaire et transdisciplinaire, ce travail présente l’état le plus actuel des connaissances et des débats éthiques concernant les cellules souches. Il a comme objectif de nous livrer l’étendue des évolutions scientifiques et des changements juridiques déterminés par les espoirs placés dans la médecine régénératrice. À travers l’analyse des débats éthiques et des évolutions normatives en matière de recherche sur les cellules souches, Annagrazia ALTAVILLA expose le développement et l’application du droit européen dans le domaine de la santé et de la bioéthique. Elle dévoile en particulier le processus qui, en l’absence d’une compétence spécifique de l’Union européenne, a conduit à l’adoption de règles dans le domaine de la bioéthique et montre les impacts de celles-ci sur les législations nationales. L’auteur explicite aussi les interactions entre débat éthique et droit, ainsi que le rôle des comités consultatifs d’éthique dans le processus législatif en matière de bioéthique.

    Présentation de l’Auteur

    Annagrazia ALTAVILLA, Docteur en Sciences de la Vie et de la Santé, est avocate au Barreau de Tarente (Italie) et Maître de conférences associé à l’Espace Éthique Méditerranéen de l’Université d’Aix-Marseille. Spécialiste reconnue en droit européen de la santé et de la bioéthique, elle collabore depuis plusieurs années avec des sociétés scientifiques et institutions, nationales, européennes et internationales. Ancien membre du Comité Pédiatrique de l’Agence Européenne des Médicaments, elle participe à de nombreux projets européens au titre de son expertise dans le domaine de l’éthique.




    Dernière Date de mise à jour : 18-12-2013

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    Ou va l’humanité ?


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    Un éclairage indispensable sur les enjeux éthiques et sociétaux qui ont trait à l’avenir même de notre espèce.

    Avec l’emprise des technologies nouvelles sur le corps ou l’esprit humain –biomédecine, nanotechnologies, fantasme de l’homme augmenté, robotisation de l’homme –, la nature même de l’homme n’était-elle pas mise en danger ?

    À l’heure où notre espèce n’est pas loin d’entrer dans l’ère de la post-humanité, un cri d’alarme de deux de nos plus éminents professeurs de médecine.

    Selon le professeur Nisand, l’homme est un « néotène », c’est-à-dire un être inachevé à la naissance, intrinsèquement prématuré et donc dépendant pour sa croissance de sa relation à l’Autre. Ainsi, de cette « faiblesse » native, devient-il être de culture, capable de s’accorder au monde par la parole ou les symboles. Peut-on alors sans risque pour l’humanité, « combler » par la technique cette vulnérabilité constitutionnelle de son être et moteur de son évolution ?

    Pour le professeur Mattei, le vrai danger est le projet en cours d’instrumentaliser le corps humain et au-delà son esprit et sa conscience ? Avec la tentation de réduire le corps humain à un simple agrégat d’organes que l’on pourrait remplacer jusqu’à atteindre « l’immortalité ». L’homme doit-il être traité comme une simple chose au nom de l’efficacité ? Sommes-nous propriétaire de notre corps ou bien dépositaire d’une évolution qui le dépasse ?




    Dernière Date de mise à jour : 18-12-2013